Stéphanie Jensen-Cormier (2011 - 2012)
France et Canada
Stéphanie est née à Londres, au Royaume-Uni. Sa mère est une Franco-Américaine et son père est un Terre-Neuvien d’ascendance irlandaise, libanaise, française et micmaque.Stephanie a été tout récemment admise comme membre fondatrice du conseil de bande micmac Qalipu de Corner Brook, à Terre-Neuve. Dès sa plus tendre enfance, on lui a inculqué la sagesse des Premières nations selon laquelle nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons. Cela a développé chez elle une passion pour les changements environnementaux positifs et une volonté farouche de trouver des façons pratiques et proactives de préserver la durabilité de la planète.
Elle a passé son enfance à Ottawa, Singapour, Hong Kong et Bruxelles avec ses parents et ses deux jeunes frères et sœurs, la notion de foyer étant pour elle « quelque chose de transitoire, basé sur les personnes qui comptaient dans ma vie et non la géographie ».
Sa connaissance poussée de la Chine l’a convaincue de la place importance que ce pays tient dans les politiques environnementales internationales. Elle estime qu’il y a bien des leçons à tirer de la façon dont le gouvernement et la société civile de ce pays s’attaquent au problème des changements climatiques, un des défis les plus cruciaux de notre ère.
Stéphanie est titulaire d’un baccalauréat en études asiatiques (concentration sur la Chine) et environnementales de l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle a reçu une bourse Canada-Chine afin de poursuivre son apprentissage du mandarin à l’Université Yunnan à Kunming. En mai 2010, elle a obtenu une maîtrise en études régionales sur l’Asie orientale de l’Université Columbia; sa thèse sur « les conséquences sociales de la création d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables en Chine » a été dirigée par le professeur Guobin Yang . Pendant l’année qu’elle a passée à Columbia, elle a aussi reçu une subvention du Women’s International Leadership Program, une bourse fondée sur le mérite qui est accordée aux femmes qui font preuve d’une grande aptitude pour le leadership et qui représentent différents milieux culturels, nationaux et universitaires.
Sur le plan professionnel, Stéphanie a eu un contrat de consultante avec le bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Beijing; a travaillé pour une fondation environnementale internationale à Genève; a effectué un stage avec l’initiative sur les emplois verts de l’OIT à Genève; a aidé le Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes pendant sa 42e session; et a été consultante pour la plus importante usine privée de recyclage des bouteilles en plastique dans le nord de la Chine.
En tant que Boursière Sauvé, Stéphanie cherche à comprendre pourquoi la main-d’œuvre chinoise devient verte en s’intéressant aux raisons économiques, scientifiques et politiques du virage vert de la Chine, et en montrant les stratégies que le gouvernement chinois utilise pour passer à une économie verte et à une société plus respectueuse de l’environnement. Elle constate que les progrès effectués par la Chine au niveau des politiques environnementales et des technologies fondées sur les énergies renouvelables ont transformé la situation de l’emploi pour le plus grand bassin de main-d’œuvre au monde. Elle est convaincue que l’innovation est le moteur de l’économie et qu’il est essentiel de connaître les technologies permettant de promouvoir un développement plus durable; c’est pourquoi elle est impatiente de mieux connaître les énergies solaire, éolienne et marémotrice ainsi que les autres énergies renouvelables, et de mieux comprendre des notions comme le plafonnement et l’échange des émissions de CO2.
Tout en approfondissant ses connaissances, Stéphanie va contribuer à mieux faire connaître au Canada les initiatives environnementales prises par la Chine, notamment en rédigeant des articles pour des revues et des publications universitaires et spécialisées sur l’Asie. « Je trouve particulièrement intéressant et pertinent d’exposer d’une façon claire et inspirante aux Canadiens et aux politiciens canadiens les politiques dont le gouvernement chinois a commencé à se doter pour passer à une économie et une société plus vertes ainsi que les succès obtenus avec ces mesures à court et à long terme. »
Pendant l’année qu’elle passera à la Maison Sauvé, Stéphanie compte se détendre un peu. Elle s’intéresse à beaucoup de choses, entre autres le théâtre communautaire, la salsa, la course à pied – elle n’exclut pas de participer à des compétitions -, la plongée en apnée et, comme bien d’autres Boursiers, la cuisine.
Mother Tongue
anglais et français (langues maternelles) -- mandarin, espagnol (connaissances avancées) )
Pays d'origine
France et Canada
Contactez Stéphanie Jensen-Cormier : stephanie.jensen-cormier@sauvescholars.org
Voir un résumé du projet Sauvé de Stéphanie Jensen-Cormier's Sauvé : Influencing Canada's Climate Change Policy by Informing Canadians about China's New Energy Sources and Greenhouse Gas Reduction Strategies





